Fahim, champion de France d’échecs à 11 ans

Par le 29 avril 2012 à 17:37

Vêtu d’un Sweat à capuche, jogging et Baskets, Mohammad Fahim ressemble à tous les gamins de son âge, sauf que les aléas de la vie ont voulu faire de lui un jeune garçon unique en son genre, un garçon qui passe son enfance à vadrouiller entre les logements sociaux faute d’argent. Fahim vit à 11 ans la vie d’un SDF sans papiers, sans ressources, loin de sa famille avec pour seul attache son père, lui aussi clandestin. Pourtant, le samedi 21 Avril, Fahim a été sacré Champion de France d’échecs Pupille, la naissance d’un jeune prodige des échecs a vu le jour, un champion de France qui n’est pas « Français » !

En effet, Mohammad Fahim est originaire du Bangladesh, pays duquel il fuit lui et son père « Nura » l’automne de l’année 2008. Depuis il est inscrit au club de créteil d’échecs. Le fameux Chessmaster français Joachim Iglesias a écrit un récit en faveur du jeune prodige, en voici un extrait :

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« (…) Dans la petite communauté que forment les joueurs d’échecs ce titre mérité ne surprend personne, tout le monde connaît Fahim de réputation et par son palmarès, des plus prometteurs : terreur des tournois parisiens, vainqueur de l’open B du championnat de Paris en 2010, deux fois champion d’Île de France en 2011 et 2012. En revanche, peu de gens connaissent son histoire personnelle : La venue en France fin 2008 de ce jeune Bangladais, accompagné de son père, après s’être fait repérer lors d’un tournoi à Budapest. Le rejet de sa demande d’asile, suivi de son exclusion progressive des organismes d’aide aux migrants… Et sa mise à la rue en juillet 2011. Aujourd’hui, le jeune garçon, qui brille aussi bien au jeu d’échecs qu’au collège où il est habitué aux félicitations, survit uniquement grâce à la solidarité. Celle des parents de joueurs de son club de Créteil qui l’hébergent de temps à autres, celle de son entraîneur bénévole qui lui paye aussi bien à manger que ses inscriptions en tournoi. Toute cette affection envers Fahim serait éclipsée par le dépit que provoquerait son expulsion, qui chaque jour menace. Lui qui a appris par cœur l’intégralité du plan du métro parisien un jour où il s’ennuyait, pourrait être tout prochainement contraint d’effectuer un aller-simple en avion. Et en cette période politisée où certains parlent de fuite des cerveaux, tous ceux qui le connaissent prient et se battent pour que Fahim puisse continuer à les éblouir avec le sien, en France. »

Un message inspirant à tous ceux qui se voient malmenés dans les couloirs de leur vie. Si ce petit gagne ces parties d’échecs malgré son histoire accablante, sachez que c’est justement grâce à nos « échecs » qu’on apprend à surmonter nos faiblesses et aller de l’avant.

Elève ingénieur d’Etat en Télécommunications à L’INPT et passionné de WEB 2.0 et d’IT, j’ai un penchant pour la littérature dès mon jeune âge. Je fonds devant les photos de Yann Arthus-Bertrand.

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