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Ces Marocains qui fuient le confinement en France et télétravaillent du Maroc

Zaïnab Aboulfaraj

Par le 4 février 2021 à 14:09

Depuis les multiples annonces de confinement en France et le durcissement des mesures restrictives, le quotidien n’est pas évident pour certains Marocains qui préfèrent rentrer au Maroc et travailler à distance. Sans date de retour prévue, ils viennent retrouver un semblant de vie normale loin du climat anxiogène. Welovebuzz a parlé à trois d’entre eux qui nous ont livré leur retour d’expérience.

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Othmane*, un jeune Rbati de 30 ans est rentré de Paris, le dimanche 31 janvier, pour tester l’option télétravail du Maroc, chose qu’il avait déjà tenté pendant la période de fin d’année. Amine, un Casaoui de 27 ans, est, quant à lui, rentré pour des raisons familiales. Au lendemain de son arrivée, le jeune homme a appris que les frontières françaises sont fermées avec les pays en dehors de l’Union Européenne. Et enfin, Houda, une Rbatia de 28 ans, est rentrée de Paris, depuis octobre 2020, pour fuir les conditions difficiles de la vie sous confinement en France.

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Famille

Tous sont unanimes, leur date de retour est inconnue. Ils n’ont pas de visibilité, mais ne semblent pas s’en soucier. Leur nouvelle vie au Maroc les satisfait, puisqu’ils sont bien entourés et bénéficient d’une meilleure vie sociale. “Le plus important c’est la famille. Les parents prennent de l’âge. Pour moi, c’est plus une opportunité pour passer du temps avec eux. Tout en ayant la tranquillité d’esprit et un certain confort dans mon boulot actuel”, nous explique Othmane*. Ce n’est pas la première fois qu’il fait du télétravail du Maroc. Etant donné que son expérience initiale a bien marché, et que la situation commençait à devenir compliquée en France. Il a parlé à sa manager qui a accepté sans problème, surtout que son entreprise encourage beaucoup à faire du télétravail.

Même son de cloche du côté de Houda, la native de Rabat est au Maroc depuis quatre mois et apprécie son nouveau mode de vie. Surtout que le premier confinement a été une véritable épreuve pour elle. “Je peux souffler. Le premier confinement était chaotique. J’ai passé trois mois dans un tout petit appartement. Aucune connexion, aucune interaction avec le monde extérieur. Dorénavant, j’essaie de rattraper et de profiter au maximum avec ma famille”, nous confie-t-elle.

Le seul inconvénient dont se plaignent nos interlocuteurs est la qualité de la connexion internet qui est “médiocre” et qui ne facilite pas la vie pour faire des calls ou des réunions. Othmane* s’est vite attelé à installer la fibre chez lui pour contrer les aléas de la mauvaise réception.

Vie sociale

“Juste le fait de savoir que les restaurants et cafés sont ouverts me fait me sentir moins limité, même si je ne sors pas beaucoup”, indique pour sa part Amine. Ce semblant de liberté, puisque le couvre-feu est tout de même à 21 heures au niveau national, est comme une bouffée d’air frais. “Je ne sens pas vraiment de contrainte, puisque les cafés et restaurants sont ouverts. J’ai ma famille à côté. Je ne suis pas enfermée dans un tout petit appartement. Je mange de vrais repas”, confie Houda, très satisfaite de la situation.
Othmane considère que le fait que la vie sociale soit plus épanouie au Maroc impacte directement son efficacité au travail. Il raconte : “Ici, tu peux commencer plus tôt ta journée, sortir à 17 heures pour prendre un café ou un verre et même aller à la plage”.

*Certains prénoms ont été modifiés. 

Zaïnab Aboulfaraj

Humaniste, je cherche avant tout à raconter des histoires qui peuvent vous inspirer. Journaliste dans l'âme depuis mon plus jeune âge.

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