
Le nouveau gouvernement au Maroc est enfin connu. Vendredi, le Roi Mohammed VI a nommé l’équipe de Fatima Ezzahra El Mansouri. Une nouvelle page politique s’ouvre, et les attentes sont immenses.
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Une cérémonie historique au Palais royal de Rabat
Les 32 membres du nouvel Exécutif ont prêté serment devant le Souverain. La cérémonie s’est tenue en présence du Chambellan, Sidi Mohammed El Alaoui. Puis, la traditionnelle photo de famille a immortalisé ce moment. Fait historique, une femme dirige pour la première fois le gouvernement marocain. Après la Tunisienne Najla Bouden, le Maghreb célèbre une nouvelle femme à ce poste. Fatima Ezzahra El Mansouri succède ainsi à Aziz Akhannouch. Son parti, le PAM, a remporté les législatives du 23 septembre avec 97 sièges. Par ailleurs, la majorité réunit quatre formations : PAM, Istiqlal, USFP et PPS. Ensemble, elles totalisent 207 sièges, bien au-delà des 198 requis. Cette équipe compte sept femmes, cheffe du gouvernement comprise.
Continuité aux postes clés et portefeuilles élargis
Côté ministères régaliens, la stabilité domine. Abdelouafi Laftit garde l’Intérieur. De même, Nasser Bourita reste aux Affaires étrangères. Abdellatif Ouahbi conserve la Justice, et Ahmed Toufiq les Habous. Hassan Tariq devient, lui, secrétaire général du gouvernement. En revanche, plusieurs départements voient leur périmètre s’élargir. Fouzi Lekjaa récupère l’Économie, les Finances et la Performance publique. De son côté, Ryad Mezzour pilote l’Industrie, le Commerce et l’Investissement. Nizar Baraka prend en charge l’Équipement, l’Eau et les Forêts. Quant à Nabil Benabdallah, il fait son retour à l’Éducation nationale. Deux ministres délégués l’épauleront sur la déperdition scolaire et la formation. Enfin, Samir Belfkih cumule l’Habitat, l’Urbanisme et la fonction de porte-parole.
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De l’intelligence artificielle aux défis du quotidien
Autre nouveauté marquante, l’intelligence artificielle obtient son propre ministère. Ahmed Rahhou le dirige, avec la Transformation numérique et la Réforme de l’administration. Pour les jeunes connectés, le signal est clair. Mohamed Mehdi Bensaid, pour sa part, prend la Jeunesse, la Culture et les Sports. Parallèlement, Youns Bjijou hérite de la Santé et de la Protection sociale. Khalid Hatimy prend l’Agriculture et la Souveraineté alimentaire. Charafat Afailal, elle, gère l’Énergie, les Mines et le Développement durable. Désormais, le temps des discours laisse place à l’action. Le budget 2027 constitue le premier grand rendez-vous. Ensuite viendront les préparatifs du Mondial 2030, coorganisé avec l’Espagne et le Portugal. Surtout, l’Exécutif doit regagner la confiance des citoyens. Les législatives n’ont mobilisé que 38 % des électeurs. Les marocains attendent maintenant des résultats concrets. Emploi, école, santé et logement serviront de véritables juges de paix.
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