
Le prix du carburant grimpe encore au Maroc en cet été 2026. Depuis le 2 août au soir, le gasoil et l’essence coûtent un dirham de plus par litre. Les automobilistes encaissent une nouvelle facture salée.
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Une hausse d’un dirham en pleine saison estivale
Les distributeurs ont appliqué la nouvelle grille dimanche 2 août, à 23h50 précises. Ainsi, le litre de gasoil atteint désormais près de 14,30 dirhams. Il tournait autour de 13,30 dirhams avant cette révision. De son côté, l’essence super grimpe à environ 15,24 dirhams le litre. Cette flambée surprend encore plus après les démentis de la veille. En effet, le 1er août, plusieurs sources annonçaient une explosion de 2 à 3 dirhams. Les professionnels avaient pourtant écarté toute hausse ce jour-là. Puis les tarifs ont bondi vingt-quatre heures plus tard. Par ailleurs, cette augmentation arrive moins de trois semaines après celle du 16 juillet. Ce précédent ajustement avait déjà relevé le gasoil de 70 centimes environ. Le rythme des révisions s’accélère nettement cet été.
Des tarifs qui pèsent sur le portefeuille des Marocains
Le calendrier tombe au pire moment pour les ménages. En effet, le mois d’août rime avec vacances et longs trajets. Chaque année, des millions de Marocains résidant à l’étranger traversent le Royaume. Résultat, la consommation de carburant explose sur les routes nationales. Chaque dirham supplémentaire se ressent donc immédiatement dans le budget des familles. Mais les automobilistes ne sont pas les seuls concernés. La logistique et le transport de marchandises encaissent aussi le choc. Ces surcoûts finissent souvent par gonfler les prix en rayon. Les stations les plus fréquentées affichent déjà les nouveaux tarifs. Autrement dit, la hausse dépasse largement le simple plein d’essence. Elle touche l’ensemble de l’économie quotidienne.
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Pourquoi les prix s’envolent au Maroc
Le marché des carburants reste totalement libéralisé depuis décembre 2015. Depuis cette date, l’État ne fixe plus les prix à la pompe. Les tarifs suivent donc directement les cours internationaux du pétrole. Ils dépendent aussi des produits raffinés et du taux de change du dirham. Or, le Maroc importe surtout du carburant déjà raffiné. Ces achats se font principalement sur le marché européen de Rotterdam. En été, la demande soutenue maintient les marges de raffinage très élevées. De plus, les distributeurs révisent leurs prix deux fois par mois. Un décalage de plusieurs semaines sépare l’achat et la vente. Cette mécanique explique la volatilité ressentie par les consommateurs. Les prochaines révisions dépendront donc de l’évolution des marchés énergétiques mondiaux.
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