
Le prix du gasoil au Maroc grimpe encore en ce début novembre 2026. Depuis minuit, certaines stations affichent jusqu’à 1 DH de plus par litre. Une mauvaise surprise pour des millions d’automobilistes.
Une hausse inégale selon les distributeurs
Le 1er novembre marque l’entrée en vigueur d’un nouveau système d’actualisation des prix. Résultat : les tarifs varient nettement d’une enseigne à l’autre. Ainsi, l’un des plus grands distributeurs du pays applique une hausse de 50 centimes. Un autre opérateur, en revanche, augmente le gasoil d’environ 1 DH par litre. Concrètement, un plein de 50 litres peut coûter 25 DH de plus selon la station. Cet écart d’un demi-dirham surprend les professionnels du secteur. En effet, le marché national n’avait jamais connu une telle différence entre sociétés. Certains gérants soupçonnent même une erreur technique dans la fixation des prix. Ils attendent donc une éventuelle correction dès le début de la semaine.
Publicité
L’essence, seule bonne nouvelle à la pompe
Côté essence super, la tendance s’inverse. Les prix baissent, mais pas partout au même rythme. Certains opérateurs retirent 50 centimes par litre. D’autres se contentent d’une baisse d’environ 25 centimes. Les professionnels jugent toutefois ces écarts normaux dans un marché concurrentiel. Pour les conducteurs de citadines essence, c’est un léger répit. Les gros rouleurs au diesel, eux, continuent de trinquer. Or, au Maroc, le gasoil fait rouler grands taxis et camions de livraison. Chaque centime de plus finit donc par se répercuter sur le quotidien.
Un contexte international sous haute tension
Cette flambée prolonge une hausse progressive entamée au milieu de l’été. Le gasoil atteint désormais des niveaux records dans le Royaume. Sur les marchés, le baril de Brent a clôturé octobre à 117,64 dollars. Sur l’ensemble du mois, il a bondi de 13,6 %. Le WTI américain a, lui aussi, dépassé les 104 dollars. Les craintes autour du détroit d’Ormuz alimentent cette envolée. De plus, l’OPEP+ semble décidée à maintenir sa production actuelle. Or, le Maroc importe l’essentiel de ses produits raffinés. Il subit donc directement chaque soubresaut du marché mondial.
Publicité
Pouvoir d’achat et transport en première ligne
Cette hausse relance le débat sur la cherté de la vie. Les transporteurs et les pêcheurs figurent parmi les plus exposés. Plusieurs bateaux de pêche sont déjà restés à quai, faute de rentabilité. Pour amortir le choc, le gouvernement poursuit son aide aux professionnels du transport. L’exécutif assure aussi que les réserves énergétiques nationales restent sûres. Le sujet s’invite également dans les débats autour du budget 2027. Une question taraude désormais les conducteurs. Jusqu’où ira le prix du gasoil au Maroc ?
Publicité
Publicité