
Les trottinettes électriques au Maroc entrent enfin dans un cadre légal précis. Le Conseil de gouvernement a adopté un décret encadrant ces engins de déplacement personnel motorisés. Casablanca, Rabat et Marrakech voient déjà leur usage se multiplier dans les rues.
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Un cadre juridique attendu
Jusqu’ici, aucune règle spécifique n’encadrait ces véhicules sur la voie publique. Le nouveau texte modifie le Code de la route pour combler ce vide. Il classe désormais les trottinettes électriques parmi les cyclomoteurs. Cette catégorisation impose des obligations claires aux utilisateurs. Elle s’applique aussi aux autres engins de déplacement personnel motorisés, comme les vélos électriques.
Des règles techniques précises
Le décret définit ces véhicules comme des engins sans siège, réservés à un seul passager. Leur vitesse doit rester comprise entre 6 et 25 km/h. Plusieurs équipements deviennent obligatoires pour circuler légalement. Un système de freinage conforme, un klaxon audible et des réflecteurs avant-arrière sont désormais requis. Le port du casque devient également obligatoire pour tous les conducteurs. L’usage d’écouteurs pendant la conduite est quant à lui interdit. Ces mesures visent à réduire les accidents en milieu urbain, en forte hausse ces dernières années.
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Une entrée en vigueur progressive
Le texte entrera en application après sa publication au Bulletin officiel. Un second décret précisera bientôt les conditions exactes de circulation. L’Agence nationale de la sécurité routière prépare déjà une campagne de sensibilisation. Elle informera les usagers avant l’application stricte des nouvelles règles. Cette approche progressive permet aux jeunes utilisateurs de s’adapter en douceur. Le Maroc rejoint ainsi plusieurs pays qui réglementent déjà ce mode de transport urbain.
Un enjeu de sécurité partagé
Cette réforme répond à une réalité visible sur le terrain marocain. Les trottinettes électriques séduisent de plus en plus de jeunes citadins. Leur popularité s’accompagne toutefois de comportements à risque récurrents. Le nouveau cadre cherche donc un équilibre entre liberté de mobilité et sécurité routière. Pour les utilisateurs, l’enjeu est désormais de bien connaître ces nouvelles obligations. Adopter les bons réflexes évitera sanctions et surtout accidents évitables.
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