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Le Liban plongé dans le noir après une coupure d’électricité géante

Par le 9 janvier 2022 à 13:17 - 15 réactions

Selon la compagnie d’électricité du Liban, des dizaines de manifestants non-identifiés ont pris d’assaut une centrale importante du réseau causant des dégâts assez importants pour toucher tout le pays. Rapporte Le Parisien.

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L’aéroport international Rafic Hariri, de Beyrouth, est plongé dans le noir. La raison : le Liban tout entier est victime d’un black-out dû à une nouvelle coupure du réseau électrique dans tout le pays.
Il n’y a plus d’électricité, en particulier dans la capitale.
L’information a par ailleurs été confirmée par La compagnie publique Electricité du Liban (EDL) qui a avancé une raison à cette coupure géante – qui vient aggraver la situation tandis que l’électricité publique est déjà coupée plusieurs heures par jour en raison d’une pénurie de carburant liée à l’effondrement économique du pays. La compagnie explique avoir dû couper le courant en raison d’affrontements survenus à la centrale d’Aramoun, près du Mont Liban. Des dizaines de manifestants non identifiés auraient pris d’assaut la centrale.
Samedi, des manifestants excédés par les coupures se sont rués vers une centrale de distribution d’EDL dans la région d’Aramoun, au nord de Beyrouth, a indiqué la compagnie publique dans un communiqué.
Ces « manifestants ont déconnecté un transformateur de puissance de 150-220 kilovolts et coupé la ligne à haute tension reliant la centrale électrique de Zahrani à la centrale de distribution d’Aramoun », est-il ajouté.», précise le communiqué. Toujours selon la compagnie d’électricité nationale, ces derniers ont même commis des dégradations et coupé plusieurs alimentations importantes pour le réseau. Ces actes de vandalisme ont « négativement impacté le réseau, ce qui a causé la déconnexion de toutes les centrales de production d’électricité (…), conduisant à un black-out général pour l’ensemble du territoire libanais » à partir de 17 heures.
La compagnie déjà en proie à de nombreuses difficultés depuis plusieurs mois a souligné que son réseau devait être préservé pour éviter un endommagement encore plus important. Dans un contexte déjà explosif depuis des mois, la société d’électricité a indiqué dans un communiqué qu’« à la lumière des conditions économiques, financières et monétaires difficiles actuelles, elle réitère son appel à toutes les autorités et forces de sécurité du pays de la nécessité de protéger toutes les installations de la société de toute nouvelle attaque ».

Les dirigeants d’ « Electricity of Lebanon » soulignent surtout l’immense nécessité de reprendre le contrôle sur les « stations de transfert » notamment la station principale d’Aramoun, car il n’est pas possible de restaurer le réseau électrique dans le cas où le contrôle de cette station n’est pas repris, car il s’agit de « la principale station de liaison entre l’usine électrique de Zahrani et le reste du réseau électrique ».
En octobre dernier, un black-out avait déjà touché tout le Liban et la capitale Beyrouth, cette fois-ci en raison de l’arrêt de deux centrales électriques faute de carburant. Cette nouvelle coupure va encore accentuer la pression sur les générateurs privés qui ont déjà du mal à pallier l’absence quasi-totale de courant étatique dans le pays en crise. Les coupures paralysent depuis des mois la vie de la population et plusieurs secteurs vitaux, tandis que les gérants de générateurs privés, qui prennent généralement le relais, rationnent aussi commerces, hôpitaux et foyers, à mesure que le carburant se raréfie.
Désormais, la facture moyenne mensuelle d’électricité pour une famille libanaise utilisant un générateur privé dépasse le salaire minimum de 675.000 livres libanaises – soit quelque 22 dollars-, la monnaie locale s’étant effondrée face au billet vert sur le marché noir. Le Liban, dont la classe dirigeante est accusée de corruption et d’incompétence, souffre depuis des décennies d’une sous-production électrique endémique et d’une mauvaise gestion d’EDL ayant coûté au trésor plus de 40 milliards de dollars depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).

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