
Le prix du carburant au Maroc repart à la hausse dès le 1er avril 2026. Une nouvelle augmentation s’applique à minuit pile, quelques semaines seulement après celle de la mi-mars. Les automobilistes marocains encaissent un nouveau choc à la pompe.
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Encore une hausse, vraiment ?
Oui, et elle est significative. Le gasoil grimpe de 1,70 dirham par litre. L’essence sans plomb, elle, augmente de 1,57 dirham. Concrètement, le litre de gasoil passe d’environ 12,80 DH à près de 14,50 DH. L’essence, de son côté, franchit la barre des 15,50 DH. Ce sont des niveaux qui font mal, directement dans le portefeuille.
Pourquoi les prix s’envolent-ils ?
La réponse vient de loin. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient perturbent les marchés pétroliers mondiaux. Or, le Maroc indexe ses prix sur les cours internationaux des produits raffinés. Résultat : chaque secousse externe se répercute rapidement à la pompe. Le Royaume n’a pas de filet de protection tarifaire. Les consommateurs absorbent donc les chocs directement.
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Un impact qui dépasse la station-service
Cette hausse ne concerne pas que les automobilistes. Elle touche toute la chaîne économique. Le transport de marchandises coûte plus cher. La logistique suit. Les prix des biens de consommation risquent d’augmenter à leur tour. Pour les ménages déjà sous pression, c’est un effet domino redouté. La Fédération nationale des associations du consommateur tire la sonnette d’alarme. Elle estime que les Marocains ne peuvent pas continuer à absorber seuls ces ajustements successifs.
Et maintenant, on fait quoi ?
Le Conseil de la concurrence a annoncé un renforcement de sa surveillance du marché. L’objectif est clair : s’assurer que toute baisse des prix internationaux se répercute aussi vite que les hausses. Mais pour l’heure, c’est la tension qui domine. Entre deux hausses en moins d’un mois, le signal envoyé aux Marocains est brutal. Le plein d’essence n’est plus une dépense banale. C’est désormais un poste budgétaire à part entière.
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