
Les élections législatives 2026 au Maroc ont livré leur verdict final. Le PAM s’impose avec 97 sièges sur 395. Les résultats définitifs confirment ainsi, sans la moindre retouche, les chiffres provisoires.
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Le tracteur du PAM passe devant tout le monde
Le Parti authenticité et modernité domine clairement le nouvel hémicycle. Derrière lui, le RNI sauve la deuxième place avec 66 sièges. L’Istiqlal suit de très près avec 65 élus. Le PJD, quant à lui, signe un retour spectaculaire avec 54 députés. En 2021, la lampe n’éclairait pourtant que 13 sièges. Plus loin, le Mouvement populaire décroche 29 sièges. L’USFP en obtient 26, tandis que le PPS en compte 19. De son côté, l’Union constitutionnelle réunit 17 élus. Le MDS et l’Alliance de la gauche en obtiennent 8 chacun. Enfin, le FFD et le Parti de l’Équité décrochent deux sièges chacun. Au total, quatorze formations se partagent les 395 fauteuils de la Chambre des représentants.
Un rapport de force inversé au sein de la majorité
Ces chiffres redessinent profondément l’équilibre politique du pays. Le PAM gagne dix sièges par rapport à 2021. À l’inverse, le RNI perd 36 sièges en cinq ans. L’Istiqlal, lui, en cède 16. Pourtant, les trois partenaires sortants totalisent encore 228 sièges. Or, la majorité absolue exige seulement 198 députés. Autrement dit, la coalition sortante peut mathématiquement se reconduire. Toutefois, les rôles changent : le PAM tient désormais le volant. Le roi nomme en effet le chef du gouvernement au sein du parti arrivé premier. Les négociations d’alliances s’annoncent donc décisives. Plusieurs scénarios circulent déjà dans les salons de Rabat. Le PJD, lui, pourrait incarner une opposition plus combative.
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Une participation en berne qui interpelle
Le grand gagnant du scrutin reste peut-être l’abstention. Environ 15,8 millions de Marocains figuraient sur les listes électorales. Pourtant, près de 6 millions seulement se sont rendus aux urnes. Le taux de participation plafonne ainsi à 38,08 %. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 2007. En 2021, la participation dépassait pourtant les 50 %. Chez les jeunes, le décrochage paraît encore plus marqué. Beaucoup préfèrent débattre sur TikTok ou en terrasse plutôt que voter. Côté procédure, les candidats disposent de huit jours pour consulter les procès-verbaux. Ensuite, la Cour constitutionnelle tranchera les éventuels recours. Une question demeure pour la génération Z : ce Parlement parlera-t-il enfin son langage ?
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