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Hicham Arazi : « Ce tournoi a une place particulière dans mon cœur ! »

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Serein et confiant, l’ex champion marocain de Tennis appréhende la 36ème édition du Grand Prix Hassan II comme un match de tennis qui nécessite concentration et discipline, surtout après deux ans d’arrête dû à la pandémie. Champion vitaminé devenu Directeur de tournoi au mentale d’acier, rencontre avec Hicham Arazi.

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1. Comment revient-on après deux années blanches ?

Hakim Joundy

Je suis ravi, pour Marrakech, pour le Club, pour les spectateurs et surtout pour les joueurs. C’est sûr que ça a été compliqué ces deux dernières années. Certains tournois se sont joués sans joueurs. Je suis ravi que les spectateurs reviennent, retrouver cette bonne ambiance de tournoi. Je suis content de retrouver toute l’équipe qui travaille avec moi. Et puis j’espère qu’il y aura du monde, même si c’est pendant une période exceptionnelle comme celle du Ramadan.

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2. En quoi consiste le poste d’un Directeur d’un tournoi ?

C’est un poste général qui consiste en s’occuper de l’organisation du tournoi, de la restauration, hébergement, de mettre en place une équipe dédiée afin que tout se passe dans les meilleures conditions possibles. Créer une synergie entre les équipes, les partenaires, le public et les joueurs. Mon objectif est que les joueurs se sentent chez eux et que tout se passe pour le mieux pour tout le monde.

3. Avez-vous tout de suite dit oui quand on vous a proposé le poste ?

Hakim Joundy

Au début, j’étais Directeur du Tournoi du Trophée Lalla Meryem, le tournoi féminin. C’est un WTA. J’avais déjà trois d’expérience avec la WTA quand on m’a proposé de reprendre le Grand Prix Hassan II. J’ai tout de suite été d’accord. C’est un honneur.

4. Est-ce que le fait d’avoir été joueur professionnel est un plus pour mener à bien votre mission ?

Oui c’est un plus ! Bien sûr. C’est surtout un plus quant à ma relation avec les joueurs et joueuses (quand j’étais au Trophée Lalla Meryem). C’est sûr que cela aide beaucoup. Le feeling passe plus naturellement. Le fait d’avoir passé douze ans sur le circuit fait que l’on cerne plus les besoins des joueurs. Ça aide énormément ! Je pense pouvoir les comprendre et j’essaie d’anticiper leurs besoins et attentes…

5. Comment se fait un tableau de joueurs aussi prestigieux que celui de cette année ?

Hakim Joundy

Quand on a été joueurs, quand on a passé 10 ans sur le circuit, on a des contacts forcément, et le contact est plus simple d’emblée. Ce sont les agences, généralement, qui contactent le Directeur du Tournoi. Il y a 3 ans, Alexander Zverev avait demandé à venir à Marrakech, il m’avait contacté directement, sans passer pas son agent. On a pu négocier et échanger. Le feeling s’est fait de suite. Il me connait, il était petit quand je jouais. Il a probablement dû me voir à la télévision. C’est sûr que le contact est beaucoup plus simple et fluide. C’est un rapport de confiance qui s’installe. Pour attirer des joueurs de ce niveau là, cela aide énormément d’avoir été joueur …

6. Est-ce l’emplacement dans le calendrier du Tournoi Hassan II est un atout ?

Oui ! C’est une très bonne date. C’est juste après les Masters Séries d’Indian Wells et de Miami. Il y a quelques jours de battement entre eux. C’est le premier tournoi sur terre. Il y a deux tournois la même semaine : Houston et Marrakech. Houston, c’est à 8-9h de vol de Nice (Monte-Carlo), nous sommes à 2h30 ! C’est sûr que c’est une meilleure préparation pour les joueurs de venir à Marrakech. Il fait beau, la ville est magnifique, elle fait partie du top 10 des destinations touristiques. Les gens s’y sentent bien. Et ça aussi, ça aide à voir les mêmes joueurs chaque année. De bouche à oreilles, les joueurs parlent entre eux et cela fait une bonne publicité pour le tournoi et la ville. A date est parfaite…

7. En tant que joueur, que représente pour vous ce tournoi ?

J’ai démarré à 23 ans ici ! Ce qui m’a permis de rentrer dans les 100 meilleurs joueurs mondiaux, c’est le fait d’avoir remporter le Trophée Hassan II en 1997. Pour un joueur marocain, le fait de reporter ce Trophée est une chance énorme. C’était la chose la plus difficile à faire, de gagner dans son pays. Il y a énormément de pression. J’ai réussi à le remporter à 23 ans. C’est sûr que ce tournoi a une place particulière dans mon cœur, il est énorme ! De l’avoir remporté d’abord et ensuite d’en reprendre les rennes, c’est une chance inouïe. J’ai énormément de bons souvenirs ici…

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