
Le prix du carburant au Maroc repart à la hausse et pèse lourd sur le budget des ménages. Le gasoil frôle désormais les 15 dirhams le litre, après trois augmentations d’affilée. Cette flambée tombe au pire moment, en plein cœur de l’été marocain.
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Trois hausses d’affilée pour le gasoil
Le diesel poursuit sa remontée à la pompe sans faiblir. Depuis la nuit du 16 août, il coûte 65 centimes de plus par litre. Son prix atteint désormais près de 14,95 dirhams. Ce niveau frôle donc le seuil symbolique des 15 dirhams. Cette hausse confirme surtout une tendance installée depuis la mi-juillet. Début juillet, il avait pourtant reculé de près d’un dirham. Puis le gasoil avait grimpé de près de 70 centimes. Ensuite, un relèvement d’un dirham est intervenu début août. Au total, le litre a pris environ 2,30 dirhams en un mois. Pour les conducteurs au diesel, la facture s’alourdit à chaque plein. Or le parc automobile marocain reste très largement dieselisé. Cette hausse touche ainsi la majorité des automobilistes du Royaume.
L’essence prend le chemin inverse
L’essence, de son côté, surprend tout le monde. Contrairement au gasoil, son prix recule de 30 centimes. Il revient ainsi autour de 14,94 dirhams le litre. Désormais, l’essence coûte légèrement moins cher que le diesel. Cette baisse offre donc un petit répit à certains conducteurs. Cette divergence marque surtout la vraie particularité de la révision. Pourtant, les deux carburants suivaient jusqu’ici la même trajectoire. Le 2 août encore, leurs prix avaient bondi d’un dirham ensemble. Cette fois, le scénario change complètement. Le diesel grimpe pendant que l’essence amorce une détente.
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Une facture qui dépasse le simple plein
Cette hausse tombe au plus mauvais moment pour les Marocains. Chaque été, des millions de MRE traversent le Royaume en voiture. Résultat, la consommation de carburant explose sur les routes nationales. Chaque dirham supplémentaire pèse donc aussitôt sur le budget des familles. Mais les automobilistes ne sont pas les seuls concernés. Le transport routier et la logistique encaissent aussi le choc. Ces surcoûts finissent souvent par gonfler les prix en rayon. Autrement dit, la hausse dépasse largement la station-service. En quelques semaines, le gasoil a donc effacé toutes ses baisses récentes. Depuis la libéralisation du marché en 2015, l’État ne fixe plus les prix. Ils suivent désormais librement les cours internationaux du pétrole. Le Conseil de la concurrence pointe d’ailleurs régulièrement ce mécanisme du doigt. Beaucoup réclament aujourd’hui davantage de transparence sur la formation des prix. Ce contexte relance enfin le débat sur le pouvoir d’achat.
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