
Saad Lamjarred condamné à dix ans de réclusion : le verdict est tombé samedi à Créteil. En appel, la justice française alourdit donc la peine prononcée en 2023. Voici ce qu’il faut retenir.
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Un verdict plus lourd qu’en première instance
La cour d’assises d’appel de Créteil a rendu sa décision le 26 septembre 2026. Elle a reconnu le chanteur marocain coupable de viol aggravé. Les jurés ont retenu l’état alcoolisé de l’accusé comme circonstance aggravante. Ils ont ainsi dépassé les réquisitions du parquet général, fixées à huit ans. En 2023, la cour d’assises de Paris avait prononcé six ans de prison. Cette fois, la cour a assorti la peine d’un mandat de dépôt. Concrètement, cette mesure entraîne l’incarcération immédiate de l’artiste de 41 ans. L’audience s’était ouverte le 17 septembre, après un report en juin 2025. Le procès a duré huit jours et s’est tenu à huis clos.
Des faits de 2016
L’affaire débute en octobre 2016, à Paris. Le chanteur rencontre alors Laura P. dans une boîte de nuit. Elle a 20 ans, lui 31. La jeune femme l’accuse ensuite de l’avoir violée dans une chambre d’hôtel. De son côté, Saad Lamjarred conteste les faits depuis le début. Par ailleurs, un volet parallèle a marqué le dossier. En avril, la justice a condamné cinq personnes pour tentative d’extorsion envers le chanteur. Elles lui réclamaient trois millions d’euros contre le retrait de la plainte. Le tribunal a toutefois relaxé la plaignante dans ce volet.
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Quelles suites judiciaires ?
Le dossier n’est pas clos pour autant. La défense annonce en effet un pourvoi en cassation. La Cour de cassation ne rejuge pas les faits. Elle vérifie uniquement la bonne application du droit. En outre, une seconde affaire attend le chanteur. En mai 2026, la cour d’assises du Var l’a condamné à cinq ans de prison. Ce dossier concerne un viol commis en 2018 près de Saint-Tropez. Là encore, l’artiste a fait appel. Un nouveau procès se tiendra donc. Pendant ce temps, les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux. Le débat dépasse d’ailleurs la musique. Il interroge aussi la place accordée à la parole des plaignantes. Enfin, le chanteur continue de clamer son innocence.
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