
La crise migratoire entre le Maroc et l’Espagne a connu un sommet inédit fin juillet 2026. Des dizaines de milliers de personnes ont tenté de rejoindre Ceuta à la nage. Rabat sort désormais du silence et livre ses chiffres officiels.
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Des données officielles enfin dévoilées
Le ministère de l’Intérieur a pris la parole. Selon lui, près de 40 000 personnes ont tenté de gagner Ceuta. En parallèle, 1 135 candidats ont visé Melilla, plus à l’est. Toutefois, toutes ces personnes ont été reconduites immédiatement vers le territoire marocain. Le ministère insiste sur un point. Ces chiffres constituent les seules données officielles. Ainsi, Rabat prend ses distances avec les estimations diffusées sans fondement, parfois bien supérieures côté espagnol.
Les causes d’un départ massif
Cette vague ne doit rien au hasard, affirme le ministère. Plusieurs facteurs ont convergé en même temps. D’abord, de fausses informations ont circulé massivement sur les réseaux sociaux. Ensuite, les réseaux de traite des êtres humains ont exploité la situation. Enfin, une décision de la justice espagnole a été mal interprétée. Cette décision limite le refoulement immédiat des migrants interceptés en mer. Beaucoup ont donc cru qu’une traversée à la nage évitait le renvoi. Cette conviction a nourri la multiplication des départs, notamment depuis Fnideq.
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Un bilan humain lourd et contesté
Le drame humain reste au cœur du dossier. Le ministère fait état d’un décès après une chute près de Ceuta. Il recense également dix morts par noyade. La faible distance entre les côtes explique en partie ce bilan. À certains endroits, moins de 70 mètres séparent les deux rives. De plus, l’eau peu profonde a créé une fausse impression de sécurité. Les candidats ont donc sous-estimé les dangers réels. Par ailleurs, Rabat poursuit ses vérifications avec l’Espagne. L’objectif reste d’établir le nombre exact des victimes et leur identité.
La réponse et la position de Rabat
Face à cette pression, les autorités ont agi tôt. Elles ont renforcé le dispositif sécuritaire dès les premiers signes. Elles ont aussi mobilisé les autorités locales et intensifié les contrôles. En outre, le Maroc a facilité le retour volontaire des personnes concernées. Les postes-frontières ont rouvert en coordination avec la partie espagnole. Le parquet a par ailleurs ouvert des enquêtes judiciaires. Rabat veut identifier les responsables et engager les poursuites. Le Royaume se présente enfin comme un partenaire fiable et responsable. Il défend une gestion fondée sur la responsabilité partagée et la solidarité entre les deux rives de la Méditerranée.
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