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5 tueurs en série marocains qui ont marqué l’histoire criminelle du Maroc

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Ils ont des airs de bons pères de famille, de bons collègues, de bons citoyens… d’hommes ordinaires, tout simplement. Ils ont, cependant, une seule idée en commun derrière la tête; le désir de tuer un être humain et de recommencer, encore et encore. Et ils l’ont fait. Voici les portraits de 5 tueurs en série dangereux qui ont sévi au Maroc.

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1.Hajj Mohammed Mesfioui, le tueur cordonnier

À la fin du 20 ème siècle, une série de disparitions de femmes inquiète les habitants de Marrakech. Très vite, on commence à comprendre qu’un meurtrier opère dans la ville, mais les autorités marocaines ont du mal à coincer le coupable. C’est la famille d’une des disparues qui creuse jusqu’à retrouver Rahali, une septuagénaire qui a été vue en dernier avec la victime. La femme finit par avouer sa complicité et dénonce le tueur: Il s’agit du cordonnier, Hajj Mohammed Mesfioui. Quand les autorités débarquent chez l’homme, ils découvrent 20 corps décapités au fond d’un puits dans le magasin du cordonnier, et 16 autres cadavres dans le jardin, soit un total de 36 victimes. Après avoir mené l’enquête, il s’avère que Hajj Mesfioui, avec l’aide de Rahali, approchait des femmes financièrement aisées, les invitait chez lui en utilisant Rahali pour les rassurer, puis les droguait, les étranglait et les dépouillait de leurs bijoux.

Après son arrestation, la foule, en fureur, réclamait sa crucifixion, mais il sera finalement torturé et flagellé à la place publique pendant deux longs mois, durant desquels il souffrira atrocement (on l’entendra gémir de douleur à plusieurs reprises tous les jours). Il sera ensuite emmuré vivant, et mourra au bout de quelques jours.

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2. Abdelali Amer, le sociopathe qui tuait à la pierre

Abdelali Amer, Alias « Boussama » (le tueur à la pierre), est un tueur en série qui a ôté la vie à 14 personnes en à peine 10 mois, entre Rabat et Salé. Ce tueur déclaré psychopathe et sociopathe avait un mode opératoire brutal; il écrasait la tête de ses victimes à coups de pierre.

Né en 1961 dans une famille de classe moyenne, « Boussama » perd ses parents alors qu’il est adolescent. A vingt ans, il rejoint l’armée mais est aussitôt révoqué à cause de son caractère violent. Commence ensuite une série d’incarcérations et d’ennuis avec la justice, entre agressions, séquestrations, viols, vols… Abdelali multiplie les passages en prison. Ses frères et soeurs s’éloignent de lui petit à petit, seule une soeur continue à l’entretenir. A sa sortie de prison une fois, il découvre que la maison familiale a été vendue, suite à la mort de sa seule soeur sur qui il pouvait compter. Il se retrouve donc tout seul, à la rue, et c’est à ce moment que démarre son parcours de meurtrier.

Toutes ses victimes étaient des sans-abris comme lui, à l’exception d’un commerçant qu’il pensait être SDF, et d’une femme âgée dont le corps sera retrouvé près d’un centre commercial et dont l’expertise médico-légale révèle qu’elle a été violée post-mortem. Au début, il disait les attaquer pour les voler. Ensuite, il avait commencé à le faire pour le simple plaisir de tuer. 14 cadavres plus tard, et après une sérieuse enquête que les autorités ont menée, on retrouvera 2 témoins clés (qui purgeront également une peine par la suite). « Boussouma » sera vite arrêté en Août 2005. Il avouera sur le champ les 13 meurtres, et conduira même les enquêteurs sur les lieux des crimes.

« Pourquoi ? », la police lui demande. « Pour oublier à quel point je hais le monde, et mes frères et soeurs en particulier. Ce sont eux que j’aurais tués en premier si j’avais pu les avoir sous la main », répondra-t-il sereinement. Il sera condamné à mort le 28 Novembre 2005.

3. Mohamed Belahrach, le coureur de jupons meurtrier

Rien ne prédisposait Mohamed à devenir tueur en série. Scolarisé, bien dans ses baskets, aimé par ses proches… Le jeune homme que tout le monde trouvait « cool » aura pourtant volontairement assassiné 5 femmes.

Né en 1956 à El Jadida, ce jeune garçon plonge, dès son adolescence, dans les plaisirs du sexe. Il découvre un jour des maisons closes à Derb El Hlilali et Derb El Barkaoui, et commence à y passer tout son temps et à y laisser tout son argent. Il était connu pour ses déboires sexuels. Faute de moyens, il ne pouvait plus se permettre le vin et la compagnie des prostituées. Il s’en prend alors à une maquerelle de Derb El Hilali dans le but de la dépouiller de ses biens. Cette cinquantenaire du nom d’Aicha sera retrouvée morte chez elle en 1993.

Bien qu’il ait laissé 2 mégots de cigarette chez elle, il sortira blanchi de cette affaire, et deux autres hommes écoperont, à tort, de neuf ans de prison chacun à sa place. C’est ce qui a encouragé Mohamed à continuer ! Il s’en prend ensuite à 4 autres femmes, dont une mère et sa fille, sans que personne ne le soupçonne de quoi que ce soit. A la sixième tentative, il tombera. En tentant d’attaquer une vendeuse de lapins, celle-ci commence à crier et alerte tout le voisinage. Plusieurs personnes débarquent aussitôt. Voyant qu’il était encerclé, il tente de se suicider mais en est empêché par les jeunes du quartier.

Le meurtrier reniera ses crimes bien qu’il les ait avoués auparavant devant le juge d’instruction, et prétendra qu’une pression lui a été faite par la police pour avouer ses méfaits. Avec toutes les preuves réunies contre lui, il sera jugé coupable et condamné à mort en 2001. En 2010, il rend l’âme aux suites d’une longue maladie.

4. Abdelali El Hadi, le pédophile de Taroudant

Le 21 août 2004, une sombre découverte a secoué le Royaume. Les services de police reçoivent, ce jour-là, un appel d’une personne leur affirmant avoir retrouvé des restes d’ossements humains près de Oued El Ouaer à Taroudant. Lorsque la police scientifique arrive sur place, on découvre qu’il s’agissait de restes de 9 garçons âgés entre 10 et 17 ans. Par la suite, on annonce que ces 9 victimes étaient violées puis étranglées.

La suite de l’histoire ressemble à un horrible film d’investigation. Après que les équipes de recherche, tentant désespérément de trouver une piste, soient retournées plusieurs fois sur les lieux où ont été découverts les ossements, un petit bout de papier a été retrouvé. Sur celui-ci était inscrit le mot « Hadi ». C’était la pièce maîtresse du puzzle. De fil en aiguille, on découvrit que « Hadi » faisait allusion à Abdelali El Hadi, l’assistant de l’un des restaurateurs ambulants de la station routière de Taroudant. C’est dans une petite demeure insalubre située près d’un cimetière que l’on retrouve Abdelali. Ce dernier aurait ouvert la porte et aurait dit, calmement, « Ah, vous êtes enfin là. Je vous attendais. Je n’arrivais plus à dormir, je rêve tous les jours d’eux. Ils m’attachent et me lapident tous les soirs. »

C’est avec beaucoup d’aisance que le meurtrier avoue ses crimes et raconte même les détails aux enquêteurs, effrayés de découvrir un être aussi froid. Il déclare qu’il allait chercher ses victimes près de la gare routière où plusieurs enfants sans abri rôdaient. Il leur proposait des repas gratuits, avant de les inviter à dormir chez lui. Ensuite, il les étouffait à l’aide d’un sac en plastique, les violait puis les tuait, avant de les enterrer sous son lit. Quand il avait appris que le propriétaire du terrain avait l’intention de construire un complexe à cet endroit, il avait sorti les restes des enfants et les avait jetés près de la rivière.

Il révéla ensuite qu’il a eu une enfance difficile après le décès de sa mère et le remariage de son père, et qu’il avait été violé par un groupe de garçons lorsqu’il était adolescent. Selon lui, ce traumatisme l’a poussé à vouloir faire de même pour se venger. Après avoir été arrêté, Abdelali a reproduit la reconstruction des scènes du crime. Devant sa froideur, l’ensemble des personnes présentes étaient terrifiées, en particulier l’enfant qui jouait le rôle de la victime. Le criminel lui avait dit: « N’aie pas peur, ce n’est pas pour de vrai, on fait juste semblant. » Le pédophile a été condamné à mort en Décembre 2004. A la question du juge « Regrettes-tu tes actes ? », Abdelali, toujours d’un calme sans pareil, répond: « C’est entre Dieu et moi, Monsieur. »

5. Hicham Raoui, le don juan étrangleur de Settat

Hicham Raoui était un jeune homme discret, doux et gentil, ce qui le servait pour approcher ses victimes. Le jeune homme est né en 1976 dans la province de Settat. Il a vécu au sein d’une famille déchirée, entre un père absent et une mère démunie qui a fini par le confier à son grand-père. Faute de moyens, Hicham sort de l’école à la cinquième année du primaire et est ensuite placé en apprenti chez un réparateur de bicyclettes. Il n’y restera pas longtemps et enchaînera les petits jobs jusqu’en 1996, année durant laquelle il deviendra marchand ambulant. Après être parti chercher un avenir meilleur à Agadir puis à Marrakech, le jeune homme retourne finalement à Settat. Jusque là, rien d’extraordinaire, mais à 29 ans, Hicham commence à picoler et devient alcoolique. C’est à cette période qu’il passera de marchand ambulant à meurtrier.

Sa première victime, Fatima Zahra Hajjaj, a été découverte le 13 Février 2007 en état de décomposition avancée. C’était une jeune fille de 20 ans qui avait disparu alors qu’elle rentrait du travail. L’autopsie du corps conclura à un viol et à une mort par asphyxie  suite à l’occlusion du nez et de la bouche. Ensuite, c’est une étudiante de 24 ans qui a signalé à la police avoir été violée par un « beau gosse ». Celui-ci, prétendant être un policier en civil, l’avait invitée à prendre un verre. Devant son refus, il l’emmena de force sous la menace dans un lieu vide et la viola. Fort heureusement, le meurtrier entendit des bruits et prit la fuite. Quelques jours plus tard, la jeune plaignante croisa son violeur de nouveau, et présenta à la police des éléments supplémentaires ayant mené à son arrestation. Il fut condamné à 1 an de prison pour viol.

A peine sorti de prison, Hicham s’en prit à sa deuxième victime. Nezha Mansar était une jeune fille de 22 ans, tout juste diplômée. Son corps fut découvert 2 jours après sa disparition. L’autopsie conclut que la victime a été violée avant le meurtre, mais également post-mortem. Les enquêteurs se retrouvèrent devant deux meurtres présentant des caractéristiques similaires, ce qui les amena à juger que l’auteur en était le même. Lors de son arrestation précédente, on avait relevé un échantillon de salive du meurtrier.

A l’instar des deux précédentes, la dernière victime, Nawal, fut tuée de la même façon. Cette fois-ci, durant l’autopsie, des empreintes digitales ont été relevées sur le corps, désignant Hicham Raoui comme auteur du crime. Les résultats des analyses le désignèrent finalement comme auteur des trois crimes. Arrêté le 28 mars 2008, il n’opposa aucune résistance et passa vite aux aveux. Il déclara avoir pris plaisir aux viols mais ne comprenait pas pourquoi il avait ôté la vie à ses victimes. Hicham Raoui fut condamné à mort en 2008.

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