
Le calendrier de la CAN retrouve son tempo historique. Jeudi, le Comité exécutif de la CAF a tranché à l’unanimité. La Coupe d’Afrique des nations se jouera de nouveau tous les deux ans.
Publicité
Un revirement après un an de polémique
Retour en décembre 2025. À la veille de la CAN au Maroc, Patrice Motsepe crée la surprise à Rabat. Le président de la CAF annonce une CAN tous les quatre ans dès 2028. En parallèle, il promet une Ligue des nations africaine annuelle à partir de 2029. Dans la foulée, l’instance supprime aussi le CHAN, réservé aux joueurs locaux. Très vite, pourtant, les critiques fusent chez les fédérations et les entraîneurs. Sur les réseaux sociaux, de nombreux supporters crient même au sacrilège. En octobre, au Cap-Vert, la CAF reconnaît finalement les limites du projet. La Ligue des nations aurait mis plusieurs années à devenir rentable. Le Comité exécutif rétablit donc le format biennal, en vigueur depuis 1968.
Calendrier de la CAN : les prochaines dates à retenir
Concrètement, la prochaine édition aura lieu en 2027. Le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda l’accueilleront ensemble. Ensuite, les supporters ont rendez-vous en 2028, puis en 2031 et en 2033. À première vue, ce calendrier semble irrégulier. En réalité, il obéit à une règle simple. La CAF refuse désormais d’organiser la CAN l’année d’une Coupe du monde. Elle s’aligne ainsi sur l’orientation fixée par la FIFA. Pour le Maroc, ce détail compte. Le Royaume coorganise en effet le Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal. Aucune CAN ne viendra donc concurrencer cette fête planétaire. Les Lions de l’Atlas retrouvent ainsi un objectif clair tous les deux ans.
Publicité
Un enjeu sportif, financier et populaire
Au-delà des dates, l’argent pèse lourd dans la balance. La CAN représenterait entre 40 % et 80 % des revenus de la CAF. Un cycle de quatre ans aurait coûté jusqu’à un milliard de dollars en huit ans. Les années sans CAN auraient aussi laissé un vide médiatique difficile à combler. De plus, le tournoi reste la seule vitrine continentale régulière pour de nombreuses sélections. Il finance également des stades, des routes et des aéroports dans les pays hôtes. Pour Patrice Motsepe, ce choix protège les 54 fédérations membres. Il défend aussi les joueurs africains qui évoluent hors du continent. D’ailleurs, plusieurs sélectionneurs saluent déjà ce retour aux sources. Après tout, de Dakar à Casablanca, la CAN dépasse largement le cadre sportif. Elle célèbre la diversité d’un continent entier… et de sa diaspora. Bonne nouvelle : la fête reviendra plus vite que prévu.
Publicité
Publicité