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Chronique d’une diabétique : Le jour où j’ai appris le diagnostic et comment je l’ai vécu

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Pour toute personne diabétique, si tu te sens seule, perdue ou que tu as l’air que personne ne comprend ta vie avec le diabète, si tu as besoin d’extérioriser toutes tes pensées, cet article est dédié pour toi. Viens on partage nos idées et nos ressentis envers ceci, tu vas être convaincue que tu n’es pas la seule à vivre avec le diabète.

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Le diagnostic de T1D (Type 1 Diabetes en anglais) à l’âge de sept ans a changé ma vie…et comment pourrait-il ne pas l’être? Soudain, je n’ai plus été autorisée à manger des bonbons, moins de glucides, aller chez le médecin fréquemment et la partie la plus difficile a été les injections d’insuline. Trois fois par jour, c’était trop pour moi.

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Au début, ce n’était qu’une maladie « normale » pour moi, je demandais constamment à ma mère: « Pourrais-je manger ce chocolat demain quand j’irai bien? » « Oh, vas-tu garder ces bonbons pour moi jusqu’à demain quand je ne serai plus malade? » Mais la réponse, que j’ai eue plus tard, était non, je n’irai pas bien demain, et ma mère n’a pas gardé ce bonbon pour plus tard, et non ce qu’ils appellent « diabète » n’était pas une maladie normale comme je pensais.

Le choc a été assez fort, je ne vais pas mentir, mais tout ce que je peux dire c’est que j’ai été assez fort et mature pour comprendre et gérer cela à un très jeune âge, et me voici aujourd’hui une jeune fille de vingt et un ans, qui passe à travers la vie avec le diabète et l’insuline.

Qu’est-ce que le diabète?

« Un état de santé chronique (durable) qui affecte la façon dont votre corps transforme les aliments en énergie. Si vous avez le diabète, votre corps soit ne fait pas assez d’insuline ou ne peut pas utiliser l’insuline qu’il fait aussi bien qu’il le devrait. Quand il
n’y a pas assez d’insuline ou de cellules cessent de répondre à l’insuline, trop de sucre dans le sang reste dans votre circulation sanguine. Au fil du temps, cela peut causer de graves problèmes de santé, comme une maladie cardiaque, une perte de vision et une maladie rénale. » C’est ainsi comment Google le définit.

Mais c’était plus que ça, je le sais et tu le sais. C’est en fait beaucoup plus que mon pancréas ne fonctionne plus, plus que d’être insulino-dépendant. C’est un nouveau mode de vie, une nouvelle routine, nouveaux repas et de nouveaux médicaments. Ce sont les choses qui ont affecté ma nouvelle vie et m’a défini comme un enfant T1D.

Comment on a su que j’étais diabétique ?

A l’époque, cela fait des mois que je commence à perdre énormément de poids, et comme tout diabétique qui ne s’est pas reconnu, je bois de plus en plus des litres d’eau, avec des va et viens innombrables aux toilettes. Ma mère commence à s’inquiéter et soupçonne un diabète.

Je pars directement au laboratoire pour faire une prise de sang, les résultats sont là, le doute n’est plus permis ; c’était bien du diabète.

A cet âge-là, quand on m’avait annoncé ma maladie, je ne l’ai pas bien saisie. Je ne saurais pas vous dire si je l’ai acceptée ou pas. Je ne me rappelle même plus comment était ma réaction, si j’ai pleuré ou pas et je ne saurais même pas témoigner la réaction instantanée de ma famille. Tout ce que je sais, c’est que d’un coup j’ai commencé à faire des injections d’insuline et les tests de glycémie tous les jours et plusieurs fois, j’ai commencé à faire de plus en plus attention à ce que je mange, et que je n’ai pas le droit de manger un biscuit quand je veux.

Je pense que j’ai commencé à me rendre compte plus de la situation quand j’ai commencé à faire mes injections toute seule à l’âge de neuf ans, et c’est bien là que j’ai compris que ma vie a totalement changé. Et c’est bien à ce moment-là que je commence ma petite révolte. Je détestais les injections (mais je les faisais malgré tout, hein), je détestais les analyses trimestrielles…en vrai, je détestais tout ! On en parle des piqures de test de glycémie que je hais ? Je ne sais pas pourquoi mais je n’aimais pas du tout faire le test le matin à jeune (j’en avais une allergie je pense).

En parlant de ceci, je veux vous avouer quelque chose, je passais plus de deux mois SANS tester ma glycémie, mon endocrinologue me disait toujours « c’est comme si tu conduis un camion sans feu » Je sais, mais c’est juste que je ne voulais pas ! Je détestais les chiffres affichés sur l’écran de l’appareil ! Mes analyses affichent des chiffres qui ne plaisent pas trop ni à ma mère ni à mon médecin, ni à moi d’ailleurs ! Je comprenais des fois, si je sais que j’ai fait n’importe quoi et je n’ai pas suivi mon traitement. Mais il y avait des fois, où je suivais ma diet et mon traitement mais je me trouvais avec une hémoglobine glyquée (le taux de sucre sur les trois derniers mois) de 9% ou 10% (je vous note que la norme c’est <6%). Suite à ces nombres injustifiables, je retourne à la maison les larmes aux yeux, avec beaucoup de questions, un sentiment d’injuste mais surtout avec l’idée que toutes les injections que j’ai faites ne servaient à rien du tout. J’essayais à me motiver quelques mois, je m’auto-contrôle, mais c’est qu’une question de temps pour que je relâche tout.

Mes premières hypoglycémies et hyperglycémies furent dures et pesantes. Maman et ma meilleure amie en étaient victimes. Je commence à être insupportable et rageuse quand j’ai une hypo/hyper, ou totalement le contraire, je réponds plus et je parle plus. Ces situations me fatiguaient, et mon corps d’enfant ou d’adolescente ne les supportait pas (même mon corps
d’adulte aujourd’hui).

A l’école, presque tous mes professeurs le savaient, juste au cas où. J’avais heureusement toujours la possibilité de m’adresser à la direction si j’ai besoin de quoique ce soit. Mes amis commencent de plus en plus comprendre et se familiariser avec le diabète et ils ont toujours étaient là en cas de besoin.

Je tiens à préciser qu’il est très important, voir obligatoire, que l’entourage connaisse la maladie et comment réagir en cas d’urgence, et surtout qui appeler !

J’avoue que j’avais la chance d’être entourée par une famille qui s’y connaisse, ils m’ont toujours soutenu et ont été toujours à mes côtés. J’en suis reconnaissance, et je s’aurais jamais comment les remercier. Un grand merci et amour à maman ; une vraie maman en or qui ne s’est jamais plainte, parce que sa vie a été autant bouleversée que la mienne. J’aurais écrire
des tonnes de pages pour la remercier, et ça serait rien à son égard.

Si j’aurais la possibilité de m’adresser à moi-même à l’âge de sept temps, je dirais « Ça va aller, crois-moi. Ne stresses pas, prends tes médicaments, suis les conseils de ta mère et tout ira bien. Ne te sens pas différente des autres enfants qui mangent leurs bonbons, tu peux aussi en manger. Tu peux encore vivre une belle vie avec cette maladie. Peut-être que tu ne seras plus en mesure de manger ce que tu veux, ou quand tu veux, mais tu peux toujours profiter de ta vie.

D’Ikram à toi : Le diabète n’est pas quelque chose que tu peux cacher, tu ne peux pas en fuir et tu ne peux pas l’extérioriser de ton corps. Il vit avec toi, il vit en toi. Mais la vie n’est pas finie, et ce n’est certainement pas la fin, au contraire c’est le début d’une autre vie que tu pourras gérer. Assures toi que tu peux tirer la meilleure partie de ce que tu vis. Les choses deviennent difficiles et compliquées parfois, mais soit patiente et reconnaissante. Je sais
comment tu t’es certainement senti limitée quand tu as commencé à réaliser que tu vas vivre avec une maladie chronique et je parie que tu ne te souviendras plus comment ta vie était avant le diabète, mais je suis sûr que plus tard, tu accepteras qu’il est devenu une partie de toi et tu réaliseras tout ce que tu pensais ne pas pouvoir accomplir à cause de cette maladie.

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