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Mawazine 2013 : Entrevue avec le rappeur Don Bigg

Par le 29 mai 2013 à 14:25

C’est ce Mercredi 29 Mai que Don Bigg, de son vrai nom Taoufiq Hazeb, revient pour la deuxième fois au Festival de Mawazine. Seulement, cette fois-ci sera différente. Bigg a en effet décidé de se produire sur la scène de Salé non pas tout seul, mais en compagnie de plusieurs de ses confrères rappeurs marocains, venus des quatre coins du Maroc. C’est donc à tout un groupe de jeunes rappeurs accompagnés de leur mentors auxquels nous avons affaire durant cette entrevue. Après les avoir présenté un par un, Don Bigg nous parle.

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Ce n’est pas la première fois que j’ai l’honneur de participer au Festival de Mawazine; je me sens donc chez moi. Concernant les nouveautés par rapport à la performance de ce soir à part évidemment les nouveaux titres, je voudrai cette fois ci présenter une nouvelle scène, afin de mettre en valeur les nouveaux talents marocains, et leur offrir une expérience unique. Eux-aussi ont des choses à dire.

Face aux questions remettant en question la qualité de sa formation d’artiste et celle des rappeurs marocains en général, Don Bigg s’explique avec beaucoup de conviction :

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Jimmy Hendrix n’est pas passé par le conservatoire. Si l’on en vient à attendre que de telles figures passent par le conservatoire, nous passerions à côté d’énormément de talents. Deuxièmement, un rappeur chante; il ne joue pas d’instruments. Un poète n’a pas besoin d’accompagnement musical afin de transmettre sa poésie. Il en va de même pour le rappeur. S’il dispose de connaissances musicales avancées, il s’agit évidemment d’un avantage dont il peut user, mais ce n’est en aucun cas obligatoire. Personnellement, je ne suis pas passé par le conservatoire, j’ai suivi un parcours autodidacte et c’est le cas de plusieurs rappeurs marocains à qui il faut rendre hommage.

Le rappeur a également été interrogé sur le langage assez grossier qui est souvent employé dans ses chansons.

Premièrement, sur deux de mes albums qui contiennent plus de vingt titres par albums, seulement un total de cinq ou six chansons contiennent des propos que l’on pourrait considérer indécents. Lorsque l’on en vient à parler de problèmes offensants , on ne peut qu’employer un langage tout aussi offensant; il en va de soi. Deuxièmement, notre audience n’est pas constituée d’enfants naïfs. Nous nous adressons à une audience majeure et vaccinée qui est responsable du contenu qu’elle assimile, et ce seulement pour les quelques titres que j’ai cités. Enfin, il faut savoir qu’il existe des versions censurées de toutes ces chansons à caractère offensant qui sont celles diffusées à la radio et à la télévision durant la journée. Je garde tout de même un respect pour les jeunes audiences. 

Enfin, pour clore cette entrevue qui fût probablement l’une des plus riches à laquelle nous avons assisté, Bigg et Masta Flow en sont venus à parler de la condition de rappeur au Maroc.

De manière générale, le rappeur marocain moyen ne peut pas vivre de sa musique; il se doit d’avoir une autre ressource à côté, surtout en ces temps de crise. Si mon fils veut plus tard faire de la musique, je lui dirai non. Il devra d’abord poursuivre un cursus scolaire complet avant d’essayer quelque chose d’aussi hasardeux si l’envie le prend.  J’ai pris un grand risque en me lançant dans cette aventure de DBF en ouvrant un studio à Casablanca. Le temps nous dira si je serai parmi ces fous téméraires qui se retrouveront à la rue ou parmi ceux qui auront su prendre des risques pour arriver à un succès bien mérité.

On donne donc rendez-vous à tous les amoureux du rap marocain ce soir sur la scène de Salé pour un concert qui s’annonce exceptionnel.

Âgée de 20 ans, je suis étudiante en communication à Al Akhawayn University à Ifrane. Fascinée par l’actualité insolite, je saurais vous dénicher des sujets pour le moins surprenants.

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