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Le cinéma de Nabil Ayouch en 6 films

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Le réalisateur marocain Nabil Ayouch a enchanté Cannes cette année avec « Haut et fort » qui sort ce 3 novembre. L’occasion de revenir sur une oeuvre importante autour de l’humain et du politique. Un cinéma engagé qui ose les la diversité de la forme et du genre. 

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1.Ali Zaoua (2000) : la révélation

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Il fait partie des films cultes marocains, de ces films qui sont forcément dans votre liste de films préférés. L’histoire d’enfants de la rue mais d’amis avant tout qui font face à la dureté du quotidien. On est touché par Ali, Kwita, Omar et Boubker, leurs hauts et leurs bas, le rêve de Ali de devenir marin bafoué par la violence de l’autre. Une immersion profonde et touchante dans le réel. Une des premières fois où un film raconte vraiment un quotidien que l’on côtoie tous les jours mais qu’on en soupçonne pas aussi difficile et radical.

2.Whatever Lola Wants (2007) : la fable désenchantée

Whatever Lola wants, Lola gets. La chanson qui reste dans la tête, celle de la fiction de Nabil Ayouch qui sort de sa zone de confort, du film réaliste , proche du documentaire. Un film digne d’une fable qui tourne au cauchemar quand Lola, New yorkaise qui rêve de devenir chanteuse, tombe amoureuse de Zak un Egyptien, qui n’assume pas le gap culturel qui les sépare. Ce dernier rentre au pays et elle décide de le suivre. Déçue par l’accueil de la famille de Zack autant que par l’attitude du jeune homme, Lola se met en tête de retrouver la fascinante danseuse Ismahan. Rien que ça ! C’est coloré, c’est léger et profond à la fois, c’est une danse gracieusement portée par Laura Ramsey et Assaad Bouab.

3.My Land (2011) : le documentaire de la mémoire retrouvée

« My land » donne la parole à de vieux réfugiés palestiniens qui ont fui en 1948 sans jamais retourner sur leur terre, et qui vivent dans des camps au Liban depuis plus de 60 ans. Cette parole est entendue par de jeunes israéliens de 20 ans qui construisent leur pays, se sentent viscéralement attachés à leur terre, mais sans jamais vraiment savoir expliquer pourquoi. Entre ces deux mémoires, il y a une réalité. La réalité de deux peuples qui se battent pour la même terre. Il en ressort un dialogue à distance qui met en perspective ce conflit sous un angle avant tout humain.

4.Les Chevaux de Dieux (2012) : l’adaptation qui fait froid dans le dos

C’est l’histoire d’une radicalisation. De jeunes de Sidi Moumen pour qui Casablanca est loin et inaccessible même si elle n’est qu’à quelques kilomètres. Dans ce film Nabil Ayouch s’essaye à l’adaptation d’un roman, celui de Mahi Binebine, « Les Etoiles de Sidi Moumen », écrit juste après le drame de 2003, les attentats de Casablanca. On suit Yassine et Hamid, l’un travaille l’autre fait le voyou jusqu’au jour où il est emprisonné. A sa sortie de prison, c’est un autre homme. Il est sous l’emprise de l’Imam Abou Zoubeir, chef spirituel qui les a choisi pour devenir martyrs…Une plongée dans l’horreur mais la trame psychologique plonge le spectateur dans la tête d’un jeune prêt à en finir avec sa vie et celle des autres. Poignant.

5.Much Loved (2015) : le film de la provoc pas si provoc que ça

C’est le film qui aura fait le plus parlé de lui avant même sa sortie. Des rush ont fuité et le drame. Mais lorsque l’on voit le film, censuré au Maroc, l’oeuvre se tient, elle est criante de vérité et touchante par l’interprétation des actrices. Un film autour du quotidien de Noha, Randa, Soukaina et Hlima des prostituées, des objets de désir à Marrakech. Vivantes et complices, dignes et émancipées, elles surmontent au quotidien la violence d’une société qui les utilise tout en les condamnant. Loubna Abidar est la révélation de ce film. Elle a fait hélas l’objet de plusieurs insultes et menaces de mort, la conduisant à s’exiler en France.

5.Razzia : les libertés individuelles en chorale

Autre exercice cinématographique, Nabil Ayouch s’essaye au film chorale pour raconter le problèmes des libertés individuelles au Maroc, à travers plusieurs histoires. En deux temps. Il y a les années 80 et aujourd’hui, pour revenir sur le problème de fond, l’arabisation du système scolaire marocain et l’interdiction des matières qui font réfléchir comme la philosophie ou la littérature. L’ont comprend que les enfants de ce professeur des années 80 brillamment campé par Amine Najji, subissent les conséquences d’une décision aléatoire. Un film porté par un  beau casting.

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