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Aymane Boubouh, ce jeune médecin marocain qui défraie la chronique sur la toile

Par le 25 février 2019 à 14:36

On vous l’avait présenté parmi les 5 jeunes médecins marocains à suivre sur Instagram… Parce qu’il a pu défrayé la chronique en faisant d’Instagram un réseau pour y poster des photos de son quotidien mais également des maladies ainsi que des opérations chirurgicales, et des publications instructives

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Aymane Boubouh, est un médecin marocain qui a pu vulgariser la médecine à travers les réseaux sociaux…

Âgé de 37 ans, originaire du Rif, et natif de Rabat, Aymane a intégré la faculté de médecine de Rabat après avoir obtenu un bac scientifique. Après l’obtention de son doctorat en médecine générale en 2007, il a décidé de passer le concours de résidanat afin d’entamer la spécialité de la chirurgie générale, viscérale et digestive qui a duré 5 ans entre plusieurs centres hospitaliers universitaires à Rabat et à Bruxelles. 

Toutefois, le déclic pour Aymane est venu lors de son adolescence, alors qu’il était en voyage en famille et qu’il était témoin d’un accident de route très grave. Il a dû porter secours aux victimes tout en étant au milieu d’une scène particulièrement sanguinolente, ce qui lui a donné une envie de devenir un chirurgien. 

Et ce n’est pas tout…

En 2014, Aymane a co-fondé avec 15 autres médecins et professionnels de la santé un nouveau concept de structure médicale privé au Maroc qu’ils avaient nommé “Complexe médical al Wifak” au quartier Wifak de Témara.

Toutefois, comme n’importe quel autre médecin, Aymane a dû affronter plusieurs obstacles dont les longues et difficiles années de médecine, bien qu’elles ne représentaient pas vraiment un véritable problème pour lui. Selon lui, « le système marocain qui évalue l’étudiant par sa capacité à apprendre les cours et venir les régurgiter le jour de l’examen pose un véritable problème dans le cursus du jeune étudiant en médecine. »

« Le Maroc calque un système éducatif désuet et nos rouages de tiers monde le rendent encore plus anachronique. Déjà, adopter le français en tant que langue officielle des études médicales est handicapant et c’est le moins qu’on puisse dire. Cela ne correspond nullement à l’évolution et la multiplication exponentielle des connaissances scientifiques disponibles principalement en anglais. Ça limite les opportunités professionnelles ultérieures. » a-t-il déclaré.

Aymane a donc eu du mal, durant ses années d’études, « à mémoriser au lieu de comprendre, d’apprendre par cœur au lieu de discuter et analyser et jouer avec les principes de base. »

 

« Ça manquait de créativité, d’innovation et d’interactivité pour nous faire aimer la médecine. Heureusement que je l’aimais avant que je ne rentre à la faculté. Heureusement que je l’ai connu avant. » – Aymane Boubouh

Autre obstacle qu’a dû affronter le jeune médecin marocain qui ne cesse de faire sensation sur la toile: Les conditions de travail dans les hôpitaux publics au Maroc. 

« Il y a eu les 5 années de spécialité qu’on a passé dans des hôpitaux publics avec des équipements rudimentaires, et où l’on a été livré à nous mêmes tant au niveau de l’apprentissage qu’au niveau de l’assistance financière. On était payé à 2500 dh par mois sans assurance ni rémunération pour les gardes. » a-t-il souligné en ajoutant: « On était plusieurs à galérer pour arrondir nos fins de mois. On faisait de notre mieux pour venir en aide à nos patients mais c’était un vrai travail d’Hercule et on se souvient de cette période comme l’une des plus durs de notre parcours. »

Heureusement, le jeune homme est un passionné de médecine…

« J’ai baigné dans une atmosphère médicale toute ma vie comme ma mère était médecin. Mais surtout étant donné mon tempérament réservé avec un déficit d’attention pour les activités monotones. J’ai trouvé que la chirurgie est ma vocation idéale, elle me permet de servir tout en me procurant une stimulation dopaminergique et un travail artistique des plus intense dans une bulle solitaire, le rêve de tout introverti qui se respecte. » – Aymane Boubouh

Selon Aymane, la médecine reste « une profession des plus gratifiantes. » Les médecins sont récompensés tous les jours par les guérisons de leurs patients et par le confort quand bien même minime qu’ils leur apportent.

« Le chemin est ardu et il faut que ce soit une vocation animée par beaucoup de passion sinon on risque de s’écœurer très vite, surtout avec les conditions qu’on connaît au Maroc. Il faut savoir que le secteur médical tend vers la privatisation chez nous, et le niveau de vie va en se dégradant donc nos futurs médecins seront appelés à sacrifier beaucoup de leur temps et d’effort pour se perfectionner dans le domaine médical et surtout pour venir en aide à une population démunie qui n’a pour la plupart pas les moyens pour se soigner. »

Entre temps, le jeune homme « opère entre deux voyages et écrit entre deux malades. » Outre sa passion pour la médecine, il est également passionné de voyage et se dit très curieux de découvrir le monde « mais surtout de se découvrir soi-même à travers divers terrains étrangers et circonstances inhabituelles. »

« Quand je suis privé de mes déambulations physiques à cause de mes obligations, c’est la lecture qui me vient au secours. Je fais porter aux mots les impressions de mes voyages externes et internes, et je fais beaucoup de photographie en parallèle, c’est un moyen plus efficace pour exprimer ce qui ne se dit pas. » – Aymane Boubouh
Un passionné de caritatif…

En plus de son amour pour la médecine et le voyage, Aymane est, depuis 2003, le responsable de l’axe des caravanes médicales au sein de l’association Eden et Wassit. Il a organisé plusieurs caravanes avec les associations Hayat et AMMS au Maroc en plus de sa participation à des missions à Gaza, en Syrie, en Guinée, cap-vert, Indonésie et dans les frontières Syrio-turques. A présent, il prépare une collaboration de secours  médical avec la fondation Ataa.

Il vulgarise la médecine sur les réseaux sociaux…

Alors qu’il profitait des réseaux sociaux pour publier des écrits épars, il a décidé avec des amis à lui, de créer une plateforme pour rassembler leurs efforts et publier du contenu de qualité – au milieu de la cacophonie d’internet – qu’ils ont baptisé www.maany.life.

Par la suite, il a fait de son compte Instagram un moyen de documenter ses voyages et ses lectures, mais surtout de sensibiliser sa communauté sur des questions médicales et présenter de façon ludique et légère ses activités associatives, humanitaires, et culturelles sans oublier de partager avec sa communauté des vies de ses actes chirurgicaux qui sont filmées par son infirmière.  Une bonne méthode pour vulgariser les sciences et de simplifier la connaissance médicale au profit d’un large public.

À ce jour, Aymane est suivi par plus de 100 000 followers, et suscite un engagement positif sur la toile.

« Nous, en tant que médecins, écopons d’une mauvaise presse au Maroc, nous sommes accusés d’incompétence, de cupidité et de négligence. Il y en a sûrement qui méritent cette réputation mais la plupart sont d’honnêtes individus qui font de leur mieux pour leurs patients. » a-t-il annoncé en ajoutant: « J’ai choisi d’être présent sur les réseaux sociaux pour exposer dans la mesure du possible notre quotidien médical, déjà pour casser les stéréotypes, mais surtout, et étant donné les conditions déplorables de notre système de santé, pour sensibiliser mon public aux méthodes préventives en espérant leur épargner les déceptions des prises en charge médicales chez nous. »

Le jeune médecin ne s’arrête pas là…

En plus de son compte instagram ou encore sa plateforme maany.life, Aymane est également en train de développer un nouveau projet pour sa chaîne YouTube.

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« Je réserve un contenu multimédia diversifié comme le public typique de cette plateforme n’est pas porté sur de longues lectures. C’est utile pour conserver et faciliter le partage de courts extraits de mes participations lors de divers événements au Maroc et à l’étranger. Je reçois sans cesse aussi des questions récurrentes d’ordre médical, et au lieu de répondre à chacune individuellement j’y poste de courtes capsules vidéo qui renseignent sur les sujets les plus demandés. – Aymane Boubouh
Encore des défis à relever…

« Je travaille sur plusieurs projets et j’en ai plein en tête que je partagerai le temps venu. Toujours est-il que le plus grand défi reste de se fixer une discipline physique pour maintenir son corps en bonne santé mais aussi et surtout relever le défi de cultiver son esprit et sa culture a travers la lecture et les occupations artistiques et culturelles qui résonnent avec la nature de chacun de nous. L’année dernière je me suis fixé l’objectif de lire 24 livres et d’écrire 24 articles, chose que j’ai fièrement accomplie, on verra pour cette année. »

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هذا كان آخر يوم على الإطلاق من تجربة طويلة ومريرة دامت 14 سنة قضيتها في مدرجات كلية الطب في الرباط ووأروقة مستشفياته البئيسة … تجربة بدأت في شهر شتنبر من سنة 1999 وإنتهت في هذا اليوم من شهر نوفمبر من سنة 2013 … في اليوم الموالي إجتزت إمتحان التخصص بنجاح … أتذكر أنني اتصلت بأخي مهدي وأنا منهك لأني لم أنم لثلاثة أيام متتالية وفي غاية التوتر لكي يؤرخ لهذا اليوم المفصلي في حياتي … وفي كل مرة أشاهد هذه الصورة أحمد الله بأني إجتزت بنجاح هذه المرحلة الصعبة والعصيبة من الدراسات الطبية التي استثمرت فيها أغلى سنوات حياتي … أتمنى لكل طلبة الطب والأطباء المقيمين والداخليين حظ سعيد كما أريد أن أقول لهم بأن كل ما يكابدونه الآن من مرارة تعلم العلم وسهر ومكابدة وجهد سيعود عليهم وعلى مرضاهم بالخير الكثير فيما بعد … حظ موفق لكم جميعا ! تصوير : @bennaceri

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Journaliste et animatrice de formation, mon métier est ma passion. Âme rêveuse et joyeuse, mon bonheur absolu est les animaux.

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