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Coupe du monde 2018 : L’élimination du Maroc est tout à fait normale, on vous explique pourquoi

Par le 22 juin 2018 à 17:21

La fête a été de courte durée pour la sélection nationale. Après deux matchs perdus 1-0, l’Equipe du maroc est déjà éliminée. S’il reste encore un troisième match contre l’Espagne, après celui de l’Iran et du Portugal, l’élimination est déjà actée et nous permet déjà de faire un premier bilan de la compétition : Des regrets, beaucoup, mais aussi des choses positives et un contexte à réévaluer. Malgré la déception de l’élimination, le Maroc est finalement bien à sa place.

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Après la déception du match contre l’Iran, beaucoup de supporters craignaient vivre « la honte » de voir leur équipe être la première à être éliminée de la compétition. Cette vision était très biaisée dans ce sens qu’elle n’a pas pris en considération le calendrier des matchs. Et cela a été confirmé par le match contre le Portugal. Est-ce que le Panama, l’Egypte et l’Arabie Saoudite dont l’élimination a été actée plus tard ont montré plus de contenu que l’Equipe du Maroc ? Avons-nous réellement à rougir au vu du scénario du match ? Pendant que certains se prenaient 5-0 contre l’Equipe de Russie, de nôtre côté, nous avons rivalisé avec le champion d’Europe et l’avons contraint au doute et au vice pour s’en sortir.

Il ne faut pas oublier que dans notre groupe, le Maroc était tiré du quatrième chapeau. En face de lui la meilleure équipe asiatique, le champion d’Europe et l’Espagne, équipe favorite pour la victoire finale. Il est vrai que le scénario du match contre l’Iran est cruel. Mais notre groupe n’est pas expérimenté, tous nos joueurs disputent leur première Coupe du monde. Alors que l’Iran a enchaîné 3 participations aux dernières Coupes du monde, nos joueurs découvrent à peine ce prestige.

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La faillite contre l’Iran est avant tout psychologique. Nous étions tous, même en tant que simples supporters, très tendus et stressés. Le trac nous avait ainsi envahis, à cause de nos 20 longues années d’absence. Que pouvons-nous attendre alors des joueurs qui sont les premiers concernés ? Boussoufa n’a pas géré émotionnellement son match, pas plus que Benatia, deux de nos joueurs les plus importants. Cela est somme toute logique au vu de leur volonté de bien faire, leur peur de décevoir un peuple et leur trac de jouer cette Coupe du monde pour la première fois.

Ce que beaucoup d’observateurs oublient de constater, c’est que l’Iran est la meilleure équipe asiatique, qu’elle a perdu avec le même scénario que nous il y a 4 ans (un but à la dernière seconde) et qu’elle a à sa tête un mastodonte de la tactique : Carlos Queiroz. Cela fait aujourd’hui sept années qu’il est sur le banc iranien et c’est sa victoire avant d’être la défaite du Maroc. Et la Coupe du monde ratée en 2014 ne l’a pas empêché de continuer à travailler avec son groupe, pour revenir plus forts et battre le Maroc.

À la Conférence de presse d’avant match, il avait pourtant annoncé la couleur. Mieux que cela, il a même prédit le scénario. « J’ai dit à mes joueurs que nous devions défendre pendant tout le match, mais en gardant en tête la certitude indélibile que nous allions gagner ce match ». Difficile de faire plus précis. En conditionnant psychologiquement ses joueurs à remporter le match, il bat Renard dans la bataille psychologique. Il a dit ce qu’il allait faire, a fait ce qu’il a dit, et l’a même confirmé en conférence de presse d’après match : »Nous avons bien étudié cette équipe du Maroc, et nous avons tout fait pour les briser psychologiquement et les faire douter en cassant le jeu. » Visionnaire et fin psychologique, le coach le plus expérimenté l’a emporté face au novice Herve Renard. Quoi de plus logique pour un sélectionneur débutant que de perdre face à celui qui a joué 3 Coupes du monde, a entraîné le Real Madrid et a été entraîneur adjoint d’Alex Ferguson durant 5 années ?

Se réjouir d’une telle débacle sportive relèverait de l’indécence. Mais nous devons nous rappeler que nous sommes simplement à nôtre place. L’équipe « 4ème chapeau » qui joue sa première Coupe du Monde depuis 20 ans, qui se fait battre par une équipe qui en a jouées 3 sur quatre possibles, et qui possède une référence internationale sur son banc. Cette même équipe remplit bien son rôle de challenger face au Champion d’Europe, mais se prend un but par le meilleur joueur du monde du moment, hauteur d’un triplé face à l’Espagne.

Je suis passionné de nutrition et de gastronomie marocaine. Mon combat est de faire reconnaître que les deux sont complémentaires. Je suis également passionné de voyage et de découvertes, mais on dit que la plus belle chose à offrir au monde c'est soi. Alors j'aime les traditions et voue un culte déraisonné pour celles de notre pays.

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