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Je suis marocaine, mon boss me harcèle et je ne sais pas quoi faire

Par

C’est l’histoire d’une femme de caractère. Elle a toujours été forte et indépendante. Elle se sent libre et indestructible jusqu’au jour où elle intègre le job de ses rêves. Histoire. 

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Je m’appelle Sakina, j’ai 32 ans et je travaille dans l’entreprise de mes rêves au poste que j’ai toujours voulu avoir, depuis 3 ans. Je devrais être la plus heureuse mais je pense que je suis dans un état de dépression latent depuis plusieurs années. La cause ? Mon boss . Mon mentor, l’homme qui m’a recruté, qui m’a poussé à repousser mes limites. Il est devenu mon harceleur et je ne sais pas comment ça s’est passé.

Je vous jure que je suis forte…

J’ai toujours eu un caractère bien trempé. Pendant mes études, j’étais celle qui osait des choses, qui ne pouvait pas m’empêcher d’ouvrir ma gueule quand je sentais qu’un de mes potes voulait prendre le dessus ou voulait me manquer de respect. D’ailleurs, je me débrouillais des stages au culot, je n’avais peur de rien. A 29 ans je gérais déjà des équipes. Le milieu de la publicité m’a toujours fait rêver. Je voulais être dans le feu de l’action, changer les choses, faire la différence.

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Le recruteur envoutant

Je me souviens le jour où m’a débauché pour une autre agence. ZE agence ! Celle de mes rêves. Je n’avais pas besoin de plus d’arguments que cela. Je m’y voyais déjà. Le jour du face à face avec mon futur boss, je sentais la séduction mais je pensais que c »était le publicitaire charismatique qui voulait « séduire » son personnel. Il n’avait aucun mot déplacé. Je ne l’aurais pas laissé. Il a aimé mon franc parlé, j’ai tout aimé en lui. Il m’a parlé de sa femme et de ses enfants tout de suite. Les photos de famille sur son bureau me donnait l’impression d’un homme droit. Je ne me doutais pas que c’était le diable en personne…

Du rêve au cauchemar

C’était vraiment devenu mon mentor. Il m’apprenait les ficelles du métier, je devenais meilleure avec lui. Un soir, nous étions en déplacement, il avait un peu bu et il a eu ses premiers gestes déplacés. Je l’ai remis à sa place. Hors de question qui se passe quoi que ce soit entre nous . Notre relation professionnelle était parfaite. j’étais même détestée et jalousée parce que j’étais devenue la chouchoute. Mais ce soir là, quelque chose avait changé. Il a commencé à être distant, ne plus m’emmener en déplacement, m’engueuler devant tout, me donner du boulot ingrat. Je ne comprenais pas. Qu’avais-je fais ? Un jour j’ai eu le droit à « Pour qui tu te prends, tu sais combien de filles auraient aimé être à ta place? ». Je comprends que c’est sa façon de procéder, qu’il a plein de « filles » autour de lui dont il profite pour leur faire profiter de son pouvoir. Je tombe des nues. La descente aux enfers empire. Je deviens sa bête noire en ne voulant pas céder. Au bout de quelques je dépose ma démission, il me menace. « Un coup de fil de ma part et tu ne retrouves du taf nul part. Ne rêve pas, c’est moi qui t’aies faites ». Et j’en suis là. Je ne peux pas me permettre de ne pas travailler. Il me tient en otage. Au secours. J’ai voulu en parler. Mes collègues me disant « Il est comme ça, on ne peut rien y faire ». D’autres ont essayé, personne n’y arrive. Je suis coincée…

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