L’hôtel La Mamounia de Marrakech fait partie de l’une des entreprises publiques que l’Etat marocain compte privatiser. Alors que cette annonce avait fait polémique dans un premier temps, dans la perspective de la perte d’un patrimoine culturel et architectural important, le Ministre de l’Economie et des Finances sort de son silence et affirme que le cahier des charges de la privatisation de cet hôtel stipule qu’il devra rester marocain. Les 65% détenus par l’ONCF seront donc récupérés par un capital national.
Publicité

lavieeco.com
Alors qu’elle faisait polémique, l’annonce de la privatisation de la Mamounia de Marrakech se précise davantage. Le Ministre de l’Economie et des Finances annonce un détail très important du cahier des charges de la cession des parts marocaines aux capitaux privés : l’hôtel ne se fera privatiser que dans une transaction maroco-marocaine.
Actuellement, la Mamounia est détenue par l’Office National des Chemins de Fer (ONCF) à hauteur de 65%. Les 35% restants étant partagés entre la ville de Marrakech et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG). Les parts publiques qui seront cédées le seront forcément à un acteur marocain. C’est du moins ce qu’affirme le ministre Mohamed Benchaâboun.
Publicité
Interpellé par les députés, il déclarera : « La Mamounia restera marocaine. Cette condition sera spécifiée dans le cahier des charges de cette privatisation ». Cité par Bladi.net, le journal l’Economiste explique que l’ouverture du capital via la bourse de Casablanca ne devrait dépasser 10% de ses actions.
Toutefois, ce compris ne satisfait pas tout le monde. En effet, certains parlementaires rejettent la privatisation de l’hôtel et lancent un appel au rejet de la privatisation de la Mamounia. C’est le combat que s’est octroyé Aziz Lebbar, député du PAM, farouchement opposé à toute idée de privatisation de cet hôtel.
Mais « business is business« …
Publicité
Publicité