Quand réclamer ses droits devient un crime au Maroc

Wissal Hadraoui

Par le 28 juin 2018 à 19:11

« Ceci est un article d’opinion. Il n’engage que la responsabilité de son auteur et ne reflète pas l’orientation ou le point de vue du site. »

Mardi soir, après 8 mois de procès et 85 audiences, le verdict est tombé en ce qui concerne le Hirak du Rif, les sanctions vont d’une amende de 2000 dh à vingt ans d’emprisonnement ferme. Difficile à croire, dur à entendre, mais c’est notre triste réalité.

« Le Maroc : pays des droits », un simple slogan parmi tant d’autres, des mots bafouillés sans réelle conviction… car dans cette misérable partie du monde, nos frères sont accusés d »atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et de « préparation d’un complot contre la sécurité intérieure » pour avoir exigé des hôpitaux et des écoles.

Voilà comment le pays des droits récompense « ses enfants », voilà comment notre pays tue ses enfants… Mais qu’est-ce que ces jeunes hommes ont pu faire de si mal pour être aussi sévèrement punis ? Ils ont osé demander un hôpital et une université. C’est difficile de l’avouer certes, mais dans notre patrie, réclamer ses droits devient un crime. Dans notre patrie nous ne sommes pas des citoyens, mais de simples sujets. Dans notre patrie, la construction d’infrastructures devient une priorité nationale seulement quand il s’agit d’organiser la Coupe du monde.

Quand j’entends parler de la grâce Royale, cela m’irrite. Ces héros ne sont pas coupables pour être graciés, ils sont loin, très loin, d’être des criminels ! Ils ne veulent que profiter de leurs droits en tant qu’humains, s’ils ne sont pas citoyens dans leur pays, ils sont des citoyens du Monde. Je dois donc rappeler que le premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui est adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, dont le Maroc fait partie, est : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

Dans ce jugement, je ne vois ni liberté ni dignité, mais seulement de l’injustice pure et dure.

 

J’écris ces mots avec le cœur serré : Nous sommes tous en liberté provisoire.

#JusticeInMoroccoIsBullshit 

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