4 livres de Rachid Benzine pour passer un bon week-end (ou pas)

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Islamologue , chercheur et romancier, Rachid Benzine est passé du côté obscur en optant pour la fiction. Celui qui sait utiliser les mots justes à chaque fois est né à Kénitra et a grandi à Trappes, dans la banlieue française. 4 livres pour comprendre la figure de l’Islam libéral et se comprendre quelque part…

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1.Le Coran expliqué aux jeunes

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Expliqué aux jeunes, et aux moins jeunes ! Il explique les faits, l’histoire et croyant et pratiquant de par ses parents, il respecte toutes les visions. Un ouvrage intéressant pour tous ceux qui ne comprennent pas vraiment ce qui se passe. Parce que la religion, tout le monde en parle, mais qui comprend vraiment ? Qui connait par coeur ? « Ce livre révèle au grand public un Coran méconnu, souvent par les musulmans eux-mêmes. Avec méthode et clarté, Rachid Benzine met à la portée de tous les clés de sa lecture et de sa compréhension. Comment la révélation du Coran est-elle survenue ? Dans quel monde est-il apparu ? A qui s’adresse-t-il ? Qui était Muhammad ?Comment la prédication orale des débuts est-elle devenue ce livre dont se réclament aujourd’hui plus d’un milliard de nos contemporains ? ». Autant de questions qui trouveront des réponses dans ce bouquin aussi passionnant qu’enrichissant.

2. Lettres à Nour

Dans cet ouvrage, Rachid Benzine commence sa transition vers la fiction, vers le romancé. Même sous formes de lettres, concernant une cause religieuse ou plutôt l’obscurantisme, Lettre à Nour reste à la fois cinématographique et théâtral. Ce n’est pas pour rien que l’oeuvre a été joué au théâtre. « Dans un dialogue épistolaire fictif entre un père et sa fille partie faire le djihad, l’auteur, de confession musulmane, s’interroge sur les motivations qui poussent des jeunes gens à tuer au nom de Dieu ». Une réflexion sur les dérives d’aujourd’hui, la quête d’identité de cette jeunesse perdue entre traditions et modernité, entre passé et présent, entre génération et génération, entre extrémisme et foi.

3. Ainsi parlait ma mère

Dans ce roman, certainement le plus intimiste de l’auteur, Rachid Benzine parle des mères issues de l’immigration, ces femmes qui sont entre deux mondes, entre deux rives, deux cultures et deux langues. Cette génération venue en France pour travailler et construire le pays. Elle se retrouve dans des ghettos à travailler et ne pas être intégrée. Résultat, « Ainsi parlait ma mère » revient sur cette façon de parler, de communiquer, dans une autre langue, celle de l’étranger. Il raconte l’histoire d’un fils au chevet de sa mère mourante à qui il vient lire du Balzac alors qu’elle est analphabète.  « Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l’Université catholique de Louvain. Qui n’a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c’est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu’à en effacer l’encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d’autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n’ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c’est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d’être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. »

4. Dans les yeux du ciel

Dans son dernier ouvrage, Rachid Benzine ose la fiction ancrée dans la politique et les temps qui courent. Le temps des révolutions, des révolutions arabes où l’on questionne la liberté des corps et des coeurs. « C’est le temps des révolutions. Une femme interpelle le monde. Elle incarne le corps du monde arabe. En elle sont inscrits tous les combats, toutes les mémoires douloureuses, toutes les espérances, toutes les avancées et tous les reculs des sociétés ». C’est l’histoire d’une d’une prostituée qui se raconte, récit d’une femme emportée par les tourments de son pays, de son quotidien, de son passé, de ses moeurs. Un récit d’une belle justesse, un cri de liberté.

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