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5 situations dans lesquelles il est temps de ne plus dire hchouma

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La société dans laquelle nous vivons est remplie de tabous, du poids du regard de l’autre, et de hchouma, qui veut dire la honte. On a grandi dans un carcan où il faut se cantonner aux règles pour ne pas tomber dans la honte qui pourrait embarrasser la famille. Les tabous sont connus de tous : La religion, l’alcool, l’homosexualité, la violence à l’égard des femmes et la sexualité. Ces sujets-là sont rarement abordés car ils relèvent de l’interdit.

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Le tabou est intimement relié à la notion de hchouma qui a connotation de “3aar”. Tout ceci mène à des choix déséquilibrés qui poussent les Marocains à préférer souffrir que d’être mal vus de la société et des autres.

Welovebuzz a pensé à 5 situations où il faut arrêter de dire Hchouma, et d’oser en parler, c’est comme cela que les mentalités pourront évoluer au Maroc.

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1. Le regard des autres

Le poids du regard des autres dans la société marocaine est omniprésent. “Que va penser la famille ? Les voisins ? Le concierge ?”, ce ne sont que des exemples de questions qui sont souvent dites. Ce qui est grave dans ce cas-là, c’est qu’au moment qu’un événement d’ampleur a lieu, tel un viol, une agression sexuelle, ou pire un inceste, les personnes tendent à taire le secret, puisque c’est hchouma, et que les autres vont penser du mal. Alors qu’en réalité, il ne faut pas se laisser bouffer par la société et oser dire les choses, avouer ce qui nous fait mal, pour que vous ne soyez pas une double victime (de l’agression et de la société).

2. La sexualité

Un des plus grands tabous de la société marocaine. Ça relève presque de la science-fiction que de parler de sexualité en famille. Les jeunes n’ont alors aucune éducation sexuelle et vont chercher la facilité pour apprendre et peuvent penser parfois que la pornographie est proche de ce qui se passe dans la réalité.
Il est nécessaire et même primordial de parler de sexualité, d’éduquer les générations futures, à travers des cours qui seraient inclus dans le programme scolaire. Il faudrait en parler en famille pour éviter aux jeunes d’avoir des rapports non-protégés, de connaître les maladies sexuellement transmissibles, ou pour les filles de tomber enceintes.

3. Les règles

Avoir ses règles est l’équivalent d’être impure lors de cette période. Cette idée ancrée dans l’inconscient des Marocains. Par exemple, quand une femme va chez moul hanout pour acheter des serviettes. Parfois, elle peut sentir que c’est limite un délit. L’épicier prend le paquet et l’enveloppe dans une multitude de papiers pour cacher l’achat en question, il regarde à droite à gauche et chuchote. La jeune femme se retrouve gênée alors que c’est juste un événement ultra naturel. Et ce n’est qu’un petit exemple. Les femmes doivent déjà porter le poids d’être une femme. Pourquoi en rajouter une couche avec une société patriarcale ?

4. La façon de s’habiller

Que l’on soit bien d’accord : Chacun a le droit de s’habiller comme il le souhaite. Bien-sûr dans la limite de la bienséance. On ne va pas sortir nu et se balader dans la rue. Toutefois, ce qu’il faut bannir, c’est le fait de juger l’autre sur sa manière de s’habiller. Si une femme veut sortir avec une jupe, elle ne devrait pas entendre que c’est hchouma. Si un homme veut porter des boucles d’oreilles, même une jupe, c’est son droit. Et vice-versa, une femme qui souhaite s’habiller en habits “masculins” ne devrait pas être jugée. Chacun est libre de s’exprimer à travers ses habits.

5. Les libertés individuelles

Le Maroc a encore beaaaaaucoup de chemin avant de commencer à accepter la notion de libertés individuelles, qu’il s’agisse d’homosexualité, de religion, d’alcool, etc. Etre gay, trans, athée, aimant picoler de temps en temps, ne dérange en quoi que ce soit personne. Tant que la personne ne fait pas du mal à l’autre, nous n’avons aucun droit de nous immiscer dans sa vie et lui dire que c’est hchouma. Si certaines personnes doivent cacher ce qu’ils sont réellement, cela peut les mener vers des chemins dangereux où ils peuvent même penser à mettre fin à leurs jours. Le mieux dans ce cas-là est d’accepter l’autre tel qu’il est et l’encourager à braver les épreuves de la société marocaine.

Humaniste, je cherche avant tout à raconter des histoires qui peuvent vous inspirer. Journaliste dans l'âme depuis mon plus jeune âge.

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