
La plaque d’immatriculation au Maroc a nourri l’une des plus grosses rumeurs de l’été. Des millions d’automobilistes se croyaient obligés de tout changer avant le 31 décembre 2026. L’agence officielle vient de couper court.
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Une rumeur partie d’un texte officiel
Tout commence le 3 août 2026. Ce jour-là, le Bulletin officiel n°7531 publie la décision n°640.26. Le texte émane du ministre du Transport et de la Logistique. Il modifie une décision de 2010 sur l’immatriculation des véhicules. Concrètement, il harmonise le modèle et les dimensions des plaques. Mais l’information circule mal. En quelques jours, une version simplifiée envahit les groupes WhatsApp. Le message annonce un remplacement obligatoire pour tout le parc automobile. La date du 31 décembre 2026 devient une échéance couperet. Résultat : des files d’attente chez les fabricants de plaques et beaucoup d’inquiétude inutile.
La mise au point de la NARSA
L’Agence nationale de la sécurité routière a donc réagi par communiqué. Son message est net. L’obligation générale de remplacement avant fin 2026 est erronée. La décision n°640.26 prévoit en réalité des dispositions transitoires. Chaque véhicule suit un calendrier propre, selon sa situation. La NARSA distingue précisément deux cas de figure. Les plaques de la série normale sans caractères latins restent valables jusqu’à la première opération de transfert de propriété. Vous gardez votre voiture ? Vous gardez votre plaque. À l’inverse, les plaques de circulation internationale comportent des caractères latins et le signe distinctif « MA ». Celles-là restent valables jusqu’au 31 décembre 2026. L’échéance de fin d’année ne concerne donc que cette catégorie.
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Pourquoi cette réforme arrive maintenant
L’objectif reste avant tout pratique. Jusqu’ici, deux modèles de plaques coexistaient au Maroc. L’un servait sur le territoire national, l’autre à l’étranger. Cette dualité créait des complications récurrentes aux frontières. Les Marocains du monde connaissent bien le problème. Chaque été, l’opération Marhaba ramène plusieurs millions de passagers vers le Royaume. Une large partie arrive au volant. Le parc automobile national dépasse par ailleurs quatre millions de véhicules. Un basculement brutal aurait donc été ingérable. L’État a préféré un calendrier progressif. Les fabricants, eux, doivent respecter strictement les nouvelles caractéristiques techniques.
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